Voici plusieurs petits textes qui portent à réflexion.

L’être humain est-il bon ou mauvais?

Depuis que le monde est monde, le bien et le mal ont toujours été les deux forces dont les êtres humains se sont servis pour aimer, construire et se dépasser, autant que pour haïr, détruire et se jalouser.

Nous sommes constamment en train d’osciller entre ces deux pôles, en tentant vainement de nous faire croire qu’il est possible de vivre heureux jusqu’à la fin des temps, mais seulement pour nous rendre compte, bien des années plus tard, que notre vie est terminée et qu’elle emportera dans notre tombe tous nos espoirs de rédemption.

Cette touchante illusion de bonheur infini auquel nous croyons ne fait que dépeindre notre impuissance à comprendre nos comportements négatifs et notre refus de les combattre lorsqu’ils nous envahissent.

À l’image du pendule d’une horloge qui égraine le temps à la fin de chacune de ses courses, notre existence passera du bien au mal toute notre vie, sans que nous puissions l’en empêcher. Un instant, nous vivons un grand bonheur, l’instant d’après, nous avons si peur de le perdre que nous faisons tout pour que cela se produise. Un autre moment, nous aidons quelqu’un, puis l’instant d’après, nous le jalousons, et lui mettons des bâtons dans les roues.

En fait, il s’avère que tout ce que nous pouvons modifier dans la course du pendule, c’est le temps qu’il passera d’un côté ou de l’autre de l’horloge.

Il s’ensuit qu’à force d’osciller sans trop savoir pourquoi, nous finissons par perdre notre identité et avec elle, la véritable compréhension de ce qui nous rend bon ou mauvais. Il est donc primordial de déterminer si l’être humain est bon à la base ou si l’être humain est mauvais à la base.

Pour l’instant, si nous tenons compte de l’amour, de la joie, de l’amitié, du pardon et de la grandeur d’âme, nous pouvons dire que l’être humain est bon à la base. Mais si en revanche nous tenons compte des guerres, des viols, des attentats et de la torture, pour ne nommer que ceux-là, alors la balance penche rapidement vers le côté mauvais.

Et pourtant, il suffit d’observer un nouveau-né qui dort paisiblement dans sa couchette pour se rendre compte qu’un si petit être n’a rien de mauvais. Avec ses petits poumons qui se gonflent au rythme de sa respiration, ses petits doigts qui se replient sur sa douillette et ses délicates paupières qui tressaillent de temps à autre, nous ne pouvons douter de son innocence.

Puis il se réveille et commence à pleurer. Son pleur est insistant, quasi-déchirant, et contraste tellement avec son bien-être des dernières minutes. Il pleure de la sorte jusqu’à ce que le parent ne sache plus quoi faire et que sa patience tire à sa fin. C’est à ce moment que quelqu’un doit être mauvais. Si ce n’est pas le parent, par son incapacité à comprendre l’enfant, ce sera l’enfant, par ses caprices. Mais une chose est certaine, quelqu’un doit être mauvais.

Alors, pour réellement savoir si nous sommes bons ou mauvais, arrêtons-nous dans une boulangerie et, aussi surprenant que cela puisse paraître, observons comment on y fabrique le pain.

Le boulanger mélange d’abord de la farine, de la graisse et de l’eau. Il pétrit ce mélange vigoureusement jusqu’à obtenir une belle pâte uniforme qu’il fait étuver et dépose dans un four. Puis il attend que la pâte lève, cuise et devienne un beau pain, à la croûte dorée et à la mie moelleuse.

Ce pain est ensuite déposé sur une tablette, en attendant d’être vendu. S’il n’est pas vendu, il commence à sécher. Il devient dur et perd son goût. Puis, après plusieurs jours, il commence à pourrir et doit être jeté.

Ce qu’il faut comprendre de cette analogie est que ce n’est pas en mélangeant de la farine, de la graisse et de l’eau que nous obtenons un pain pourri. Le pain est bon à la base et devient mauvais avec le temps.

Il en est de même pour l’être humain, à une différence près. L’être humain est bon à la base, mais devient mauvais avec ses comportements, et non avec le temps.

Alors, à la lumière de cette explication, si quelqu’un croit encore qu’un être humain est mauvais, c’est qu’il mélange ses comportements avec la personne qu’il est vraiment. C’est en détachant les deux que nous parvenons à véritablement aimer notre prochain, sans condition et sans préjugé.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

Aimer, c’est comprendre.

Aimer, c’est comprendre.

Être aimé, c’est être compris.

Quoi que l’on en dise, l’amour n’arrive pas du ciel sous la forme d’un coup de foudre ou n’apparaît pas aussitôt que nous prononçons « Je t’aime ». L’amour, comme la plupart des choses dans ce bas monde, se mérite. Bien avant de parvenir à atteindre notre cœur, l’amour doit répondre à une condition de taille;  celle de comprendre les comportements de son prochain, et non de les juger.
Si nous ne faisons jamais les efforts pour comprendre les autres, nous ne les aimerons jamais. Pas plus que nous nous sentirons aimé, si nous ne nous sentons jamais compris. Aucun substitut n’existe pour réussir à aimer et à être aimé. Je comprends, alors j’aime, je me sens compris, alors je me sens aimé.

L’amour est un peu comme la farine, la graisse et l’eau qui servent à fabriquer le pain. Sans ces ingrédients, il n’y a pas de pain. Sans l’amour, il n’y a pas d’être humain. Il n’y a que le géniteur et la mère porteuse. Avec l’amour, comme par miracle, apparaît le père, qui sait pourquoi il veut un enfant, et apparaît la mère, qui sait pourquoi elle veut le porter.

C’est pour cette raison qu’il est primordial de comprendre le pourquoi de nos différences. Car nos différences nous empêchent de nous aimer aussitôt que nous ne les comprenons pas.

Au cours de notre vie, nous aurons l’occasion de nous retrouver à bien des endroits dans le monde, mais jamais nous ne pourrons nous retrouver dans la tête de quelqu’un d’autre. Ce fait simple et un peu naïf est pourtant la clé de notre désarroi face à nos différences.

En effet, si quelqu’un agit exactement comme nous, nous sommes à même de comprendre pourquoi il agit de cette façon, car nous le faisons nous-mêmes. Mais si cette même personne agit de manière différente de nous, nous vivons automatiquement une incompréhension, car la motivation de son comportement est étrangère au fonctionnement de notre esprit.

Il s’ensuit que pour véritablement aimer quelqu’un, nous devons d’abord comprendre le pourquoi de ses différences. C’est la première étape vers un monde de paix et de bonheur, un monde en constante évolution.

Plus nous comprenons, moins nous jugeons, et moins nous jugeons, plus nous aimons.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

Les coïncidences n’existent pas.

Dans notre univers, tous les événements qui nous arrivent peuvent être expliqués de deux façons. Soit que ce sont des coïncidences ou soit que ce sont des circonstances.

Une coïncidence est le résultat d'un événement que nous croyons être arrivé par hasard, tandis qu'une circonstance est un événement qui a sa raison d'être.

Tout le monde connaît l’impact qu’ont les circonstances dans nos vies. « Sans cette blessure, j’aurais réussi les classifications. », « Avec toute cette pluie, la saison a été un échec. », « Sans l’arrivée de cet homme, je n’aurais jamais été élu. », « Grâce à cet accident, j’ai pu faire sa connaissance. ». Les circonstances modifient notre vie de manière inattendue. Nous avons le pouvoir d’être où nous sommes au moment où nous le sommes, mais après cela, ce sont les circonstances qui déterminent ce que deviennent nos vies. Prenons un exemple.

Gilles va visiter son cousin. Comme il arrive dans la ville où son cousin habite, il aperçoit quelqu’un qui pose une pancarte où il est inscrit qu’une entreprise cherche à combler un poste de gérant de manufacture. Gilles cherche justement un emploi dans ce domaine. Il note donc les coordonnées et applique aussitôt. Le besoin étant pressant, il est engagé la journée même et commence le lendemain.

Analysons maintenant les circonstances de l’embauche de Gilles.

Si Gilles avait décidé d’aller visiter son cousin une autre journée, il n’aurait probablement pas obtenu le poste.

Si la pancarte avait été posée dix minutes plus tard, Gilles n’aurait probablement pas obtenu le poste.

Si Gilles n’avait pas cherché un emploi à ce moment, il aurait sûrement continué sa route et n’aurait probablement pas eu le poste.

Et si le besoin de combler le poste n’avait pas été si pressant, peut-être que l’entreprise aurait préféré engager une personne habitant déjà dans cette ville, et Gilles n’aurait pas eu le poste.

Toutes ces circonstances, favorables ou défavorables, ont eu un effet déterminant sur l’obtention de l’emploi par Gilles. En vérité, lorsque nous prenons du recul et que nous considérons la suite des événements dans son ensemble, il est évident que la pancarte a été posée précisément à l’intention de Gilles et que cet emploi lui était destiné. Cela ne veut pas dire que Gilles n’avait d’autres choix que d’avoir le poste. Il aurait très bien pu lire la pancarte, mais ne jamais avoir le courage d’appliquer pour l’emploi. Ce n’est pas parce que nous reconnaissons les signes que nous envoie la vie que nous les suivons automatiquement.

D'un autre côté, Gilles pourrait croire que tous ces événements sont des coïncidences. C’est une coïncidence s'il a décidé d’aller visiter son cousin cette journée-là. C’est une coïncidence si la pancarte a été posée au moment où il passait. C’est aussi une coïncidence s’il cherchait un emploi dans ce domaine à ce moment-là. Et c’est aussi une coïncidence si la compagnie avait un besoin urgent de combler le poste.

Comme nous sommes à même de le constater, une vie basée sur les coïncidences est une vie vide de sens. Tout arrive sans raison et il n’y a aucune raison pour que les choses arrivent. C’est un monde de chaos continuel, ce qui n'est pas le cas pour notre univers. Dans notre univers, tout a sa raison d'être, sinon à quoi bon vivre? Ceci veut dire qu'à toutes les fois où nous croyons qu'un événement nous arrive par coïncidence, c'est que nous n'arrivons pas à comprendre la raison profonde de cet événement et pourquoi il nous arrive à nous et pas à quelqu'un d'autre.

Mais en aucun cas les événements qui nous arrivent sont une coïncidence.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés


Le complexe d’Oedipe n’existe pas.

La plupart des gens ont entendu parler du complexe d’Œdipe. C'est une théorie établie par Freud qui explique le comportement des enfants face à leurs parents. En gros, elle se résume à rendre les enfants responsables de l'attachement érotique qu'ils ressentent envers leur parent du sexe opposé et, en contrepartie, à les rendre responsables de la rivalité qu’ils ressentent envers leur parent du même sexe. Bien que cette théorie n'ait de fondement qu'en apparence, elle ne reflète pas du tout ce qui se passe en réalité.

Pour bien saisir le fondement des comportements d'un enfant, il faut être conscient que ce n’est pas l'enfant qui a du pouvoir sur ses parents, mais bien ses parents qui ont du pouvoir sur leur enfant.

Ce n’est pas le fils qui va dire à son père: « Tasse-toi papa, je prends ta place sur le divan à côté de maman... », ni la fille qui va dire à sa mère: « Laisse-moi faire le souper maman, je connais mieux les goûts de papa que toi... ». Non. C’est la mère qui assoit son fils à côté d’elle sur le divan et c’est le père qui fait croire à sa fille qu’elle est une bonne cuisinière. Même phénomène lorsque nous appelons notre enfant « mon amour » ou « ma chérie ». Ces mots doux, qui sont réservés à notre conjoint, n'aide pas notre enfant à connaître sa place dans notre famille. Même chose lorsque nous laissons notre enfant coucher à côté de nous dans notre lit. C'est une place réservée à notre conjoint. Notre enfant a son propre lit dans sa propre chambre. Il n'a pas besoin de coucher ailleurs, sauf lorsque ça fait l'affaire d'un de ses parents.

Donc en réalité, ce qui se passe, c'est qu'un des parent donne à son enfant la place de son conjoint, par des attentions particulières, et l’autre le laisse faire, car ça fait son affaire.

En psychologie, un complexe est un ensemble d’idées subconscientes qui rendent anormal le comportement de certaines personnes.

Comment pouvons-nous trouver anormal qu'en enfant développe un attachement érotique envers son parent du même sexe et une rivalité envers son parent du sexe opposé quand nous lui donnons justement la place de notre conjoint…?

Un enfant ne fait que suivre l'exemple que ses parents lui donne. Ses comportements ne sont que le reflet de ce que ses parents lui apprenne et sont donc tout à fait normaux. Il n’a donc aucun complexe.

Le complexe d’Œdipe n'existe pas. Tout ce qui existe, c'est la décision des parents de donner une place inadéquate à leur enfant dans leur couple, pour le faire sentir responsable de leur éloignement.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

Pourquoi quelqu’un devient-il voyeur?

Aujourd’hui, il est impensable d’éduquer notre enfant sans jamais lui parler de nudité et de sexualité. Nous nous souvenons tous des histoires d’abeilles, de pollen et de cigognes que nos arrières grands-parents racontaient pour dissimuler leur malaise d’avoir à parler de sujets concernant la sexualité et qu'ils considéraient tabous. Mais malgré leur malaise, ils savaient qu’il était important d’en parler pour éviter des grossesses non désirées ou des dysfonctionnements sexuels tels le voyeurisme, qui considère la sexualité comme anormale.

Il ne faut pas se le cacher, le voyeurisme est le phénomène qui a créé l’industrie de la pornographie, dont le rôle est d’assouvir notre désir de voir des corps nus, seuls ou impliqués dans des ébats sexuels.

Pour expliquer pourquoi quelqu’un devient voyeur, il faut d’abord mettre deux évidences en valeur.

La première, c’est que le regard d’un enfant est toujours attiré par ce qui est différent de lui, comme par exemple les organes génitaux du sexe opposé.

La seconde, c’est que notre enfant ne vient pas au monde voyeur. Il apprend à devenir voyeur lorsque nous lui interdisons d’assouvir son besoin de regarder librement en bas âge les parties génitales du sexe opposé pour qu’il se rende compte qu’il est normal d’être différent.

Il faut être conscient qu'une sexualité cachée lui donne une connotation de mal, générant un inconfort grandissant qui ne trouvera qu'une maigre compensation avec l'utilisation de matériel pornographique.

Vous a t-on déjà interdit d’ouvrir la porte d’une chambre, par exemple, mais en omettant de vous dire pourquoi? Une interdiction sans explication produit un effet quasi obsessionnel sur l'esprit humain. Nous nous demandons constamment qu'est-ce que cette porte cache et notre esprit ne sera satisfait que lorsque nous aurons trouvé une manière d'ouvrir cette porte.

En apprenant à notre enfant qu’il est normal que les corps des garçons et des filles soient différents, nous pouvons éviter que notre enfant «joue trop souvent au docteur» ou observe derrière les portes entrouvertes des salles de douche.

Mais attention. Il ne faut pas aller à l’autre extrémité. Se montrer naturellement nu à notre enfant avant l’âge de 6 ans, en prenant par exemple notre bain avec lui ou en nous habillant ensemble, ne veut pas dire se promener nu dans la maison et de se coucher en sa présence jusqu’à son adolescence. Il n’est pas naturel de se promener nu en présence d'autres personnes, car nos parties génitales sont réservés au conjoint pour le plaisir et la procréation, et non pour l'ensemble de la population. Se promener nu devant quelqu’un d’autre que notre conjoint démontre une mauvaise utilisation de son corps et un irrespect flagrant.

Le plus paradoxal dans tout cela, c’est que ce sont les personnes qui sont supposément les plus « prudes » et qui ne se montrent pas nu devant leur enfant en bas âge qui encourage l’industrie de la pornographie...

Un enfant ne ressent pas de malaise en jeune âge face à la nudité. Il est naturel qu'il apprenne qu’un homme et une femme ne sont pas fait de la même manière. Une fois que ce sera fait, la nudité continuera à être naturelle pour lui, ce qui lui évitera d'avoir recours à du matériel pornographique pour comprendre pourquoi quelque chose qui est naturel lui a été caché.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

Pourquoi quelqu’un devient-il homosexuel?

Irfrid est un homme hétérosexuel d'une vingtaine d'années. Il a vécu quelques relations amoureuses par le passé avec des femmes, mais elles se sont toutes soldées par des échecs. Un soir où il sort dans un bar «underground», il se fait approcher par un homme et il décide d'avoir une relation sexuelle avec lui. Le lendemain de cette aventure, alors qu'il est un peu déconcerté d'être devenu homosexuel, il rencontre son ancienne petite amie et il couche avec elle. À son grand soulagement, il redevient hétérosexuel. Mais une semaine plus tard, il revoit l'homme avec qui il avait couché et ils ont à nouveau une relation sexuelle, ce qui refait de lui un homosexuel.

Ce qui est particulier dans cette petite histoire, c'est que tout ce temps, Irfrid n'a pas changé, il est toujours la même personne. La seule chose qui a changée dans sa vie est le sexe des partenaires avec lesquels il a décidé d’avoir des relations sexuelles. Alors, si nous analysons l’homosexualité avec un œil juste, nous nous apercevons qu’elle définit avec qui nous avons des relations sexuelles, et non qui nous sommes vraiment.

Car malgré ce que nous pouvons en penser, l'homosexualité est un phénomène naturel qui existe depuis le tout début des temps. Il ne sert à rien de la pointer du doigt comme une anomalie congénitale ou une maladie honteuse. En effet, il n’existe aucun gêne d'homosexualité, comme il n’existe aucun gêne de délinquance. Si un jour un enfant devient délinquant, c’est qu’il envoie un message à ses parents du genre: « Si je ne peux pas vous obliger à me donner de l’attention, la police le fera, même si c’est de l’attention négative. » De la même manière, si un jour un enfant devient homosexuel, c’est qu'il envoie un message à ses parents, mais au lieu de les obliger à lui donner de l'attention, il les oblige à se questionner sur l'éducation sexuelle qu'il lui ont donné.

Mais attention, lorsque nous parlons d’éducation sexuelle venant de nos parents, nous ne parlons pas des explications sur le rôle des contraceptifs ou sur les dangers de la grossesse. Nous parlons plutôt de la manière dont nos parents nous ont montré à agir avec les personnes du même sexe et comment ils nous ont montré à agir avec les personnes du sexe opposé. Car lorsque nous choisissons un partenaire de vie, en général, nous passons beaucoup plus de temps à vivre avec lui qu’à avoir des relations sexuelles avec lui. Alors, dans les mêmes proportions, notre orientation sexuelle dépend beaucoup plus de l'entente que nous avons avec les personnes du sexe opposé que sur nos préférences au lit.

Donc, une personne homosexuelle est une personne qui s'entend mieux avec les personnes du même sexe qu'avec les personnes du sexe opposé, et non qui aime mieux coucher avec les personnes du même sexe qu'avec les personnes du sexe opposé. Une relation sexuelle est une relation sexuelle, quel que soit notre partenaire. Une vie à deux, par contre, est beaucoup plus qu'une simple cohabitation et demande beaucoup plus d'investissements qu'une aventure d'un soir.

Car tout le monde, un jour ou l’autre, veut former un couple. Et lorsque ce moment arrive, nous recherchons la relation la moins conflictuelle possible, que ce soit avec un homme ou avec une femme, en harmonie avec ce que nous avons connu avec nos parents. En effet, une personne qui choisit de devenir homosexuelle le fait parce qu’elle croit que cela lui demandera moins d’efforts de s’investir avec une personne du même sexe qu’avec une personne du sexe opposé, d’après ce qu’elle aura appris de son entente avec ses deux parents.

C’est pour cela, par exemple, qu’un homme homosexuel qui nous dit quelque chose du genre « D’aussi loin que je me souviens, j’ai toujours été attiré par les hommes. » nous dit en réalité « D’aussi loin que je me souviens, ma mère a toujours eu une mauvaise entente avec moi, ce qui me fait douter que je pourrais avoir une relation à long terme avec une femme. »

Par exemple, nous avons déjà rencontré en thérapie une personne qui était homosexuelle depuis longtemps et dont les parents étaient séparés. Elle n'avait pas vraiment connu son père, mais nous avons su que sa mère ne manquait pas une occasion de le dénigrer, ce qui détériorait grandement sa vision des hommes. Un an s'écoula avant que cette personne nous rappelle. Elle avait décidé de déménager près de son père pour le connaître, pour découvrir qu'il n'était pas du tout le genre d'homme que sa mère lui avait décrit. Par le fait même, elle avait commencé à sortir avec des hommes, et elle suivait une thérapie pour apprendre à passer par-dessus sa crainte de dire à ses nouveaux partenaires qu'elle avait toujours été une lesbienne.

De plus, il faut être conscient que dans la plupart des civilisations, la sexualité est un sujet tabou, ce qui amplifie l’impact négatif de l’homosexualité dans l'esprit des gens. Beaucoup de personnes ne comprennent pas pourquoi un homme décide d’être aux hommes ou qu’une femme décide d’être aux femmes, ce qui leur fait peur et déclenche une animosité irrationnelle.

Malgré cela, il n’en demeure pas moins que l’homosexualité est un sujet délicat, qui implique notre interprétation de l’entente que nous avons vécu avec nos parents. Rares sont ceux qui voudront blâmer leur mauvaise relation avec un de leur parent comme la cause de leur préférence sexuelle contestataire.

C’est pourquoi les homosexuels voudront que l’homosexualité soit d’origine génétique, car de cette manière, ce ne sera pas de leur faute, et ils se sentiront moins coupables de leur choix non conformiste. Les parents, pour leur part, voudront que l’homosexualité soit une maladie, car de cette manière, ce ne sera pas de leur faute, et ils se sentiront moins coupables d’avoir aidé à inculquer une vision biaisée des relations homme-femme à leur enfant.

D'après une étude de la Faculté de médecine de l'Université de Washington, les trois principales causes de stress que nous vivons dans notre vie sont reliés à un conjoint (mort du conjoint, divorce et séparation). Ceci signifie que notre plus grande peur est notre peur d'être seul. Alors, lorsque nous n'arrivons pas à établir une relation stable avec une personne du sexe opposé, nous n’avons que deux choix; soit que nous nous résignons à vivre seul ou soit que nous devenons homosexuel. Si nous n'aurions pas si peur d'être seul, il y a de fortes chances qu’il y aurait beaucoup moins d'homosexuels.

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

La réincarnation existe.

Solange, qui avait toujours été sceptique au sujet des sujets ésotériques, me demanda un jour si je croyais en la réincarnation. Sans hésiter, je lui ai répondu que non. Elle en fut un peu surprise, elle qui croyait pouvoir débattre de ce point avec moi. Observant qu'elle était un peu déconcertée par ma réponse, je lui ai demandé à mon tour si elle croyait aux arbres. Son visage esquissa une grimace d'incompréhension et elle me répondit qu'elle n'avait pas à croire aux arbres car ils existaient déjà. Je lui ai alors répondu que c'était exactement la même chose pour la réincarnation; je ne peux pas y croire, car ça l'existe déjà.

La réincarnation est un sujet particulier à aborder. Bien que son existence soit totalement impossible à prouver physiquement, sa logique, pour sa part, est incontestable.

À ce propos, l'autre jour, je regardais les olympiques à la télévision. Il s'agissait de l'épreuve du lancer du poids. Je voyais un athlète qui donnait tout ce qu'il avait pour lancer son projectile le plus loin possible et j'ai été surpris de savoir qu'il avait encore deux essais pour améliorer son tir. Cet homme s'était pourtant pratiqué pendant quatre ans à lancer son projectile jour après jour et on lui donnait tout de même trois essais. C'était bizarre. Après 4 ans, on aurait pu s'attendre à ce qu'un seul essai soit suffisant pour faire son meilleur lancer. Ceci me fit réaliser que si un athlète de niveau olympique a droit à trois essais pour lancer un poids lorsque ça fait quatre ans qu'il se pratique, alors pourquoi aurions-nous seulement une vie pour apprendre et mettre en pratique tout ce que nous avons à apprendre et à mettre en pratique sur Terre?

La réincarnation peut être comparé à une nuit de sommeil. Disons que nous vivons une situation désagréable avec notre conjointe en soirée et que nous nous couchons en mauvais état sans l'avoir réglé, ce n'est pas parce que nous dormons que tout s'arrange. Nous nous levons le matin exactement dans le même état que nous étions la veille, car rien n'a été réglé. Et si le matin venu, nous sommes capable de nous contrôler et de faire comme si de rien n'était, nous pouvons être assuré que nous revivrons cette situation désagréable, juste pour finir par la régler, car c'est pourquoi nous sommes sur Terre.

Dans cet univers, si nous n'avons pas assez d'une vie pour régler ce que nous avons à régler, par vengeance, par entêtement ou par rancune, nous pouvons être assuré que notre mort ne sera qu'un long sommeil qui nous ramènera dans une autre vie, mais dans des circonstances différentes, qui nous amènerons peut-être à enfin accepter de faire la paix avec nous-mêmes et avec les autres.

Car comment pouvons-nous faire pour croire que des tyrans comme Hitler, après tout le mal intentionnel qu'ils ont fait, s'en tire indemne à leur mort, comme s'ils n'avaient rien fait? Ça n'a aucun sens.

Lorsque nous avons vécu une belle journée et que nous nous couchons, nous ne craignons pas pour le lendemain. Dans la même optique, lorsque nous vivons une belle existence, en prenant la responsabilité de nos actions et en respectant notre prochain, et bien nous n'avons aucune raison de craindre pour notre prochaine vie, ou de croire qu'elle n'existera pas...

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

La fin du monde est loin.

Vous êtes-vous déjà demandé qu'est-ce qui détermine quand arrivera la fin du monde? Est-ce que ce sera après que les conditions climatiques se seront trop détériorées, ou lorsqu'un astéroïde frappera la Terre de plein fouet ou lorsque le soleil cessera de nous réchauffer? En vérité, il s'avère qu'il est impossible de savoir quand la fin du monde arrivera, car elle dépend directement du moment où l'humanité vivra en paix sur la Terre.

Car avant de savoir quand la fin du monde arrivera, il faut savoir pourquoi notre monde a été créé. En effet, c'est uniquement lorsque tous les êtres humains auront accompli ce qu'ils ont à accomplir dans ce monde qu'il n'aura plus sa raison d'être.

Nous sommes sur Terre pour être heureux. Nous devons donc tous apprendre comment être heureux, pour ensuite le mettre en pratique. Lorsque nous ne réussissons pas à être heureux dans le court laps de temps qu'est notre vie, il ne faut pas s'imaginer que nous en avons fini pour autant.

En effet, notre âme, qui a enregistré nos progrès (ou notre régression) durant notre vie et qui survit à la mort de notre corps physique, se retrouve en attente. Pour se faire, nous pouvons imaginer une sorte d'endroit nommé la Goule («Guf» en anglais «is the Hall of Souls», que nous retrouvons dans Yevamot 62a) où des millions d'âmes attendent de revenir continuer leur évolution sur Terre. Bien sûr, il ne faut pas prendre cette image mythique au pied de la lettre, mais il faut en reconnaître le principe.

Car tant que tous les êtres humains n'apprendront pas à vivre en paix avec eux-mêmes et avec leurs semblables, nous devrons oublier toute fin du monde prochaine. Et à en juger par les guerres qui ravagent notre monde et les dettes que nous nous créons avec nos proches en refusant de vivre en harmonie avec eux, la Goule n'a pas fini de se remplir. Et c'est seulement lorsque cette Goule sera vide que notre monde n'aura plus sa raison d'être.

Ce qui est paradoxal avec notre vision de la fin du monde, c'est que nous imaginons qu'elle arrivera dans les explosions et le chaos total, lorsqu'en réalité, elle arrivera dans la joie et dans la paix.

Il reste à chacun de nous de décider si nous voulons être encore bien des vies dans la ligne d'attente de la Goule…

© Copyright 1998 - Guides de vie - Tous droits réservés

_____________________________________________________________
POUR INFORMATIONS OU RENDEZ-VOUS • 514.838.0661